Moukmouk parle souvent du langage des animaux, que ce soit celui de Maki le merle ou Nokosa la mégaptère… Comme il est spécialiste en “balénolinguistique”, vous pourrez écouter chez lui le chant de la baleine à bosse Nokosa ou le chant de la beauté du monde de Nutkat, ou encore celui de la baleine bleue.

Mais la pollution humaine peut prendre bien des formes et voici ces chants menacés… Extraits du Monde du 03.07.2008 :

La pollution sonore est la menace la plus grave qui pèse sur le milieu marin.” C’est un cri d’alarme que lancent les bioacousticiens présents à la conférence mondiale qui réunit à Paris plus de 4500 spécialistes de l’acoustique.

L’océan n’a jamais été le “monde du silence” exalté par le commandant Cousteau. Depuis toujours, il est empli de bruits, produits par la nature ou la faune marine. Mais, “depuis les 100 dernières années, le développement des activités humaines en mer a introduit des sources sonores artificielles, générant un niveau de bruit jamais atteint au cours des millénaires“, décrit Michel André, directeur de l’Ecole polytechnique de Catalogne et spécialiste de la bioacoustique animale.

Cette pollution d’origine anthropique est multiple : transports maritimes, recherche de gisements pétroliers et gaziers, manœuvres militaires, éoliennes offshore, avions supersoniques… Autant de décibels qui peuvent avoir des effets désastreux sur les mammifères marins, en particulier les cétacés (baleines, dauphins, cachalots, orques, marsouins et autres narvals), mais aussi les pinnipèdes (morses, phoques, otaries).

Ces animaux utilisent en effet des systèmes acoustiques très subtils pour se repérer dans leur environnement, par écholocalisation, et communiquer entre eux. Dauphins et cachalots, par exemple, sont dotés de sonars dont l’écho les renseigne sur la distance et la nature des reliefs ou des organismes qui les entourent.

Le mode de communication de la baleine, lui, est encore très mal connu. Ce géant est capable de “parler” avec ses congénères à des milliers de kilomètres de distance, à l’aide de signaux sonores à très basse fréquence qui colportent sans doute, à travers les océans, des informations sur les bancs de poissons ou de planctons.

Les bruits générés par l’homme peuvent, s’ils sont intenses, provoquer des lésions dans les organes de réception auditive des mammifères ou affecter plus largement leurs systèmes sensoriels, avec des conséquences parfois mortelles. C’est ainsi que sont interprétés certains échouages en masse de baleines.

Sans être forcément létale, la pollution sonore anthropique “créé un “smog acoustique” qui masque les signaux émis et captés par les mammifères marins, perturbant ainsi les mécanismes qui leur sont nécessaires pour communiquer, se nourrir et se reproduire“, explique Michel André.

Changeante, perçant timidement à travers la brume ou aveuglante dans le ciel bleu, la lumière des Cévennes m’a beaucoup plu.
Du levant jusqu’au ponant, qu’elle soit crue ou douce, elle sublimait toujours la végétation, les vieilles pierres… une invitation permanente à la promenade !

Pour un peu, cela aurait pu être des drapeaux de prière tibétains ;-)

Les chenilles processionnaires et leurs nids étaient malheureusement omniprésents…

J’ai découvert cet artiste grâce à Meerkat. Appâtée par les dessins dont elle illustrait ses propos, j’ai fait une petite recherche à son sujet… Dans l’ensemble j’ai beaucoup aimé son univers et ce qu’il laisse voir de ses opinions.

Il y a également une partie de son œuvre à laquelle je n’accroche pas du tout, que ce soit “esthétiquement” (dessins érotiques) ou “philosophiquement” (affiches publicitaires).


Pas de baiser pour maman

Non, il n’a pas fait que des chats :P

Extraits de l’article “Un climatologue de la NASA accuse les pétroliers de “crime contre l’humanité et la nature”, Le Monde, 25.06.2008

Jeudi 23 juin 1988, sous une canicule inédite, le climatologue James Hansen témoignait devant une commission parlementaire du Congrès des Etats-Unis. Il annonçait être certain à “99 %” que le climat terrestre était entré dans une période de réchauffement provoqué par les activités humaines.

Très médiatisée, l’intervention est demeurée dans les annales comme l’entrée du changement climatique dans le débat public… Invité par des représentants démocrates, lundi 23 juin, à s’exprimer à nouveau devant une commission du Congrès, James Hansen, 67 ans, a réitéré ses avertissements.

Son intervention dresse d’abord l’état des lieux des connaissances sur le climat. Selon le directeur du Goddard Institute for Space Studies – l’un des principaux laboratoires de sciences climatiques de la NASA –, la machine climatique est proche d’un “dangereux point de bascule“. Il faut, dit-il, réformer les pratiques agricoles et forestières, taxer le carbone, établir un moratoire sur la construction de nouvelles centrales à charbon et bannir complètement ces dernières, à l’échelle mondiale, d’ici à 2030.

Le chercheur prédit une élévation du niveau des mers d’environ 2m à la fin de ce siècle si rien n’est entrepris pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Surtout, M. Hansen dénonce “le vaste décalage entre ce qui est compris par la communauté scientifique compétente et ce qui est connu par les décideurs et le grand public“. Pour expliquer le peu d’actions entreprises depuis vingt ans pour entraver le changement climatique, il met en cause les “intérêts particuliers” privilégiant leurs “profits à court terme“.

Des sociétés ayant leurs intérêts dans les combustibles fossiles ont propagé le doute sur le réchauffement, de la même manière que les cigarettiers avaient cherché à discréditer le lien entre la consommation de tabac et le cancer. Les PDG de ces sociétés savent ce qu’ils font et connaissent les conséquences sur le long terme d’un scénario business as usual. A mon avis, ces dirigeants devraient être poursuivis pour crime contre l’humanité et la nature.

(…)

Les Cévennes, c’est aussi ça : cette rivière chargée en fer et en métaux lourds, dont la source acide est bleue tant elle est polluée à l’arsenic…

Avant-hier, les marins-pêcheurs. Hier, les transporteurs routiers. Aujourd’hui, les agriculteurs. Sans oublier les fonctionnaires et les chauffeurs de taxi, en attendant les suivants… Tous unis pour réclamer des mesures contre l’inéluctable. Un peu comme s’ils manifestaient pour obtenir de nos gouvernants des mesures contre la pluie en été ou la chute des feuilles à l’automne.

Car enfin, ce qui est en train de se passer était tellement prévisible. Depuis des décennies, nous savons que les réserves de pétrole ne sont pas inépuisables. Mais depuis des décennies, nous feignons de l’ignorer. Prétextant « qu’on va trouver des solutions de remplacement ».

La majorité de la population occidentale croit désormais qu’il est normal de payer 100 euros pour aller en avion passer un week-end à 3.000 km de distance. Ignorant ou faisant semblant d’ignorer que ce prix ridicule ne peut de toute évidence couvrir les coûts d’infrastructure, de personnel et de carburant d’un tel déplacement… sans parler de son coût environnemental !

La majorité de nos compatriotes trouve normal que les trois quarts de l’humanité se nourrissent d’un bol de riz quotidien tandis que le quatrième s’empiffre au point que l’obésité de ses enfants est devenue l’une de ses principales préoccupations.

Eh bien non, ce n’est pas normal.

Ce que nous vivons actuellement n’est qu’un avant-goût des crises qui nous attendent si nous ne sommes pas capables de comprendre enfin qu’il est urgent de prendre des mesures drastiques dans le seul sens acceptable : diminuer la consommation des ressources naturelles. Réduire le gaspillage, plutôt que de constamment adopter des mesures visant à le poursuivre. Comme par exemple ces baisses de taxes prônées – ce n’est pas un hasard – par un politicien tel que Sarkozy, en bon populiste qu’il est.

Le pétrole cher aujourd’hui, c’est peut-être le seul espoir de forcer les hommes à prendre des mesures draconiennes tant qu’il en est encore temps.

Extraits d’une carte blanche du Soir, dont l’auteur semble étonnamment être ce monsieur. A moins que ce ne soit un homonyme…

Voici un extrait de la Passion selon Saint-Mathieu. Le son est un peu pourri, on n’entend pas beaucoup la chanteuse car la salle a une résonance épouvantable et que l’APN était loin d’elle… c’était juste pour le souvenir ;-)

Matthäus-Passion : Aus Liebe (4.5 Mo)

Je laisse le fichier jusqu’à ce week-end.
Enregistrement à usage restreint, merci de ne pas diffuser.

Daniel Nahon est professeur de géochimie à l’université Paul-Cézanne d’Aix-en-Provence. Grand connaisseur des fragilités de la Terre, il tire la sonnette d’alarme. “Les sols n’en peuvent plus. Nous sommes au bord de l’abîme et, si cela continue, il y aura des famines“, s’emporte-t-il. A force de pollution industrielle, de pesticides à hautes doses, d’urbanisation forcenée, d’érosion, de déforestation et d’irrigation mal contrôlée, près d’un quart des terres utilisables dans le monde, en effet, sont déjà dégradées. Et leur proportion par habitant se réduit comme peau de chagrin, quand il faudrait doubler la production agricole, d’ici à 2050, pour nourrir 9 milliards de Terriens.

(…) Lassé de l’indifférence quasi générale sur cette question cruciale, Daniel Nahon a publié L’Epuisement de la terre, l’enjeu du XXIe siècle. Il y rappelle que le sol cultivable, qui a permis à l’homme de passer du stade de chasseur-cueilleur à l’agriculture, a mis des milliers d’années pour se constituer.

Il a fallu pour cela que la roche mère se décompose, puis qu’elle soit fertilisée par le lent travail des plantes et des bactéries. Non renouvelable, ce patrimoine devrait être considéré comme un bien mondial à protéger. D’autant plus précieux qu’en l’état actuel de nos connaissances techniques, on ne peut se passer des sols pour les cultures.

(…)

Rien que dans l’Hexagone, “l’urbanisation - routes et villes - provoque à elle seule la disparition de 60 000 hectares de bonnes terres arables par an“, explique Dominique Arrouays, directeur de l’unité Infosol à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) d’Orléans. “Cela représente en 10 ans l’équivalent d’un département français !“, dit-il. A cela s’ajoute l’érosion, que va inévitablement amplifier la montée en puissance des phénomènes météorologiques extrêmes. Une seule pluie très forte, si elle survient sur une zone en pente, suffit en effet à faire disparaître 50 tonnes de terre… Avec, à terme, un réel danger de désertification.

(…)

Extraits du Monde.

Enfin une après-midi calme, le temps de se poser et d’écrire… la tempête musicale du mois de juin n’est pas encore complètement finie, mais les plus gros tourbillons sont passés.

Mercredi dernier, j’avais mon examen final de flûte traversière. Final car c’était, hélas, ma dernière année de cours… L’académie de musique avait mis les petits plats dans les grands en organisant un “concert des finalistes” : une chanteuse, deux pianistes et deux flûtistes (une autre soirée était réservée aux violons). Trois membres du jury étaient présents pour représenter chaque instrument, en plus de la directrice. Autre originalité, le programme avait été établi suivant la chronologie des morceaux (baroque, classique, romantique, etc.) plutôt que “par élève”.

Cette audition publique était un gros stress pour moi, comme chaque année. D’autant plus qu’un de mes morceaux était un duo de Danzi avec ma prof de violoncelle et que la pauvre, s’étant blessée à un doigt, a dû déclarer forfait dix petits jours avant l’examen. Ce fut une belle panique me concernant… car pas facile de trouver un remplaçant de niveau suffisant, au pied levé !! D’ailleurs l’ombre d’une malédiction semblait rôder : la prof de piano qui accompagnait mes autres morceaux s’est également fait mal une ou deux semaines avant l’audition, en tombant dans l’escalier… mais finalement ce fut un accident sans conséquence, ouf !

La violoncelliste remplaçante (bénie soit-elle !) a travaillé d’arrache-pied sur les partitions, nous nous sommes vues environ un jour sur deux pour ce duo. Il y avait un vrai travail de musique de chambre à mettre en place car ce sont des variations qui se succèdent et le tempo varie énormément. Au niveau de la flûte, c’était mon morceau le plus facile, et je n’avais pas prévu d’y consacrer autant de temps… vu les circonstances, je me suis donc retrouvée à négliger quelque peu mes deux pièces principales (2ème et 3ème mouvements du Concerto pour flûte de Reinecke). Faut ce qu’il faut.

L’audition a commencé ‘en douceur’ par un morceau qui ne faisait pas officiellement partie de mon programme : j’accompagnais la chanteuse dans un aria de la Passion selon Saint-Mathieu, de J.S. Bach. De savoir que je n’étais pas évaluée, je n’ai quasi pas stressé. C’est d’ailleurs le seul morceau où j’ai fait ce qui s’appelle un “sans faute”. Le Danzi s’est assez bien passé aussi, on l’avait déjà joué mieux que ça lors des répétitions mais bon… étant donné le contexte c’était plus qu’honorable !

Après une pause pour aérer la salle (qui est au grenier !), j’inaugurais la seconde partie avec ce cher Reinecke. Le 2ème mouvement, lento e mesto, s’est presque joué ‘tout seul’. Juste une ou deux méchantes notes qui n’ont pas voulu bien sortir, bref trois fois rien. J’étais contente de ce bon départ mais je sentais la pression qui sournoisement montait, montait, montait… Surtout que le plus dur était à venir : le 3ème mouvement ! Il me faisait un peu peur, car il est très long et il y avait quelques parties où je sentais que je maîtrisais moins. J’avais manqué de temps pour consolider ces passages…

Il y eut effectivement des accrocs, mais pas forcément là où je les attendais !! Dans l’ensemble j’ai réussi à rester relativement maître de mon stress, et cela j’en suis très fière. C’était le plus gros défi pour moi. J’étais rassurée par le fait que je savais que je pourrais facilement rattraper la mayonnaise, où que je me plante : la pianiste pouvait continuer tout droit, je connaissais sa partie par coeur. Mais pfiou, j’ai quand même eu chaud !

Pendant les applaudissements, la pianiste, toute guillerette, me dit d’un ton espiègle : “C’était chouette on s’est bien amusées !” Moi j’étais rouge brique, vidée par le stress et l’émotion, juste soulagée que ce soit fini… Elle m’a dit par après que, techniquement, j’avais déjà mieux joué mais qu’au niveau de la musicalité, cela avait été plus “lâché” et plus expressif que d’habitude. Pour ma part j’étais contente mais pas entièrement satisfaite, car je savais que je n’avais pas donné le meilleur de ce que je peux faire. Oui je sais c’est horrible d’être perfectionniste, mais je me soigne :P

Enfin quoi qu’il en soit j’ai été très surprise quand j’ai eu les résultats de l’examen (TB+) et les commentaires des membres du jury. Ils étaient tous très positifs, me félicitant pour mon beau son, pour ma musicalité… j’étais vraiment aux anges ! Ca m’a fait beaucoup de bien pour ma confiance en moi. La jury de chant m’a demandé si je n’avais jamais songé à chanter, et qu’elle aimerait beaucoup me donner cours… Elle m’a laissé ses coordonnées. Je lui ai dit que ma timidité et moi, on allait y réfléchir ^^’

Ce matin, c’était un mini-concert au château S. pour fêter les “jubilaires” de la commune : les couples qui fêtaient leurs noces d’or cette année (mais aussi trois couples qui fêtaient leurs noces de diamant !). Ils nous avaient demandé de jouer une dizaine de minutes. Nous n’avions pas pu reprendre les pièces travaillées durant l’année en musique de chambre car elles nécessitaient toutes un piano, or il n’y en avait pas là-bas. Sur le pouce, nous avons donc improvisé un nouveau groupe (nous n’avions encore jamais joué toutes les trois ensemble) et travaillé les trois mouvements du London Trio I de Haydn avec deux flûtes et violoncelle.

La directrice et la prof de musique de chambre étaient venues avec nous, et j’étais très heureuse de voir que mon prof de flûte (le seul homme dans l’histoire !) avait également fait le déplacement pour venir nous écouter. En plus, pour une fois, c’était encore meilleur au concert qu’en répétition ! Tout le monde avait l’air très content de notre prestation (y compris le bourgmestre qui a pu prendre ce temps à profit pour relire son discours, éh éh). Niveau stress, j’avais déjà tout donné mercredi, donc là j’étais presque relax :lol:

Dernière ligne droite : l’audition de musique de chambre vocale, jeudi prochain… C’est la fameuse “Damoiselle Elue” de Debussy, dans laquelle une flûte intervient régulièrement. Je ne connaissais pas du tout cette pièce, et je suis tombée sous son charme… C’est un sacré morceau pour les chanteurs !

Après ça, mes tendinites aux poignets vont enfin pouvoir souffler…